19 octobre 2007
LE COMPTE RENDU "ROC D'AZUR 2007"
VOILA!!! NOUS L'AVONS FAIT...
~~ Ce samedi 13 Octobre 2007 au petit matin, LA ROUE VERTE c'était donnée RDV sur le parking du dépôt ATLANTA. Tout le monde était là, sauf notre PHILOU-GEORGES national ayant déclaré forfait au dernier moment.
~~ 7h tapante, nous prenons la route en direction du SUD. Trois véhicules chargés de 10 VTT et de dix "ROUES VERTES" ultra-motivées se dirigent comme un seul homme vers Fréjus pour en finir une bonne fois pour toute avec ce mythique " ROC D'AZUR " Après moult péripéthies sur l'autoroute, José voulant emmener une partie des roues vertes prendre un pastis et manger une bouillabaisse à Marseille, nous nous retrouvons sur l'aire de repos de l'Esterelle pour un pic-nique improvisé, arrosé d'un bon Bordeaux(IL faut ce qu'il faut!!!)
~~ Arrivés à Fréjus et quelques kilomètres en direction de Grasse, SERGE le cousin de ERIC, nous prends en charge pour nous diriger chez lui. Nous serons hébergés chez lui tout le long de ce W.E. Un grand MERCI à ce gentil garçon qui nous cède son domicile gracieusement. Ayant pris nos quartiers, nous filons à toute vitesse vers la base nature où nous attends le salon du cycle et VTT. Nous en profiterons pour prendre nos dossards pour la course du lendemain. Le salon est un immense lieu de RDV de tout ce qui se fait de mieux en matière de cycles et VTT en Europe et dans le reste du monde. Dans cette gigantesque structure, nous découvrirons les dernières nouveautés 2008. IL va sans dire que le carbone et le titane sont les rois de ce salon 2007. Toutes les pièces d'un VTT sont pratiquement constituées de ces matériaux d'une rare légèreté et malheureusement très couteuse. Nous en profitons pour retirer nos dossards et prendre connaissance de l'heure à laquelle nous allons débouler sur les piste du ROC 2007. Ce sera à 11h15 tapante, dans la vague n° 8. Le temps de faire la grasse matinée en somme! Départ à midi, sous une chaleur d'enfer, nous avons intérêt de bien nous hydrater et nous sustenter avant le départ car la journée risque d'être longue. Après une bonne après -midi à déambuler dans le salon, nous prenons le chemin du retour vers la brasserie que SERGE nous a réservée pour la soirée. Grosse galère pour sortir de la base nature, imaginez 10.000 voitures sortant au même moment par une seule issue étranglée suivis d'un carrefour où toute le ville de Fréjus converge. Résultat 1h30 de perdue à respirer des gaz d'échappement. Un comble, nous qui venions pour prendre un bol d'air maritime et iodé.
~~ Plus tard, nous nous retrouvons dans une brasserie, devant un écran géant, une bonne bière à la main pour nous raffraîchir et nous restaurer. Mais surtout pour voir le match où la FRANCE sortira de sa demie finale de coupe du monde anéantie par les Anglais. WILKINSON nous te haïssons à jamais... Dans la brasserie l'ambiance est électrique, nous mangeons notre plâtrée de pâtes à la bolognaise avec amertume. Sauf ERIC, le pistonné, qui mangera des pâtes à la c........., mais CHUT! il ne faut rien en dire sous peine de représailles sévères. Puis dépités, nous rentrons chez SERGE pour faire un gros DODO réparateur et digérer cette déconvenue Anglaise. Faites de beaux rêves la "ROUE VERTE"
~~ DIMANCHE 14 OCTOBRE 2007 ~~
~~ Dimanche matin 7 h, petit déjeuner sur la terrasse. Le temps est au beau fixe, avec en prévision de la chaleur. Bien penser à remplir nos camelbacs, cela pourrait-être utile. Nous accrochons nos dossards à nos VTT et à nos sacs à dos. Les préparatifs vont bon train. Impressionnant, la roue verte au complet en tenue d'apparat. CLIC!CLAC! Photo de groupe pour la postérité, chargement des VTT dans le fourgon de SERGE et départ pour la base nature. Prévoyant l le bouchon de la veille, nous stationnons dans une rue non loin de la base. Fin prêt, nous nous rendons sur l'aire de départ où nous attend JEAN-FRANCOIS inquiet de nous voir arriver. La 7eme vague est en préparatoin et prête à partir. Cela vas être à nous. Le stress monte. Nous nous engageons sur la la partie départ du ROC. Nous passons au scanner pour être pointé un peu plus loin. Nous partîmes 500 et par un prompt renfort nous nous trouvâmes 4500 au départ. La 8eme et dernière vague de 500 vététistes est sous les ordres du starter. Je sens mon pouls s'accélérer, une angoisse diffuse m'étreint, je me sens comme un jeune communiant au plus fort de la pression de ce départ mythique. Je suis au paroxysme du bonheur et de l'angoisse. Et le moment du décompte final arrive et les fauves sont lachés. Une poussière rouge envahie l'air alentour, je tente de suivre les roues vertes parties à fond devant. Je cherche DEDE et me cantonne près de lui pour avoir un point de repaire dans cette cohue monstre. Le bruit des pneus à crampons, aux passages de revêtements goudronnés ressemble à une musique que 500 vététistes joueraient pour moi, c'est une divine symphonie! Arrivée à un étranglement, nous devons poser pieds à terre et attendre. Sa passe très vite et nous continuons à travers moult endroits plats et roulants, pour attaquer notre premier dénivelé positif sur une piste poussiéreuse. La sélection naturelle s'opère immédiatement et naturellement, les plus faibles resterons derrière à pousser leurs Vtt à pieds. J'attends DEDE qui monte péniblement sa première cote et nous traçons la piste. Après quelques kilomètres, nous nous retrouvons seul au monde au milieu de la garrigue verdoyante. Point de bouchons,tant redoutés, en vue. Une piste claire et roulante s'offre à nous. Nous allons bientôt comprendre que nous sommes bons derniers, la moto suiveuse fait son apparition avant le premier ravito et ne nous lâchera pas de 25 km, avec en prime , la poussière qu'elle soulève et l'odeur de carburant brulé qui nous racle la gorge. Nous arrivons à un passage délicat et technique, où un grand panneau indique un DANGER. Effectivement, la piste en descente est un vrai casse gueule. En contrebas, pompiers et secouristes s'activent autour d'un malheureux ayant fait une chute. Il repartira sur une civière un masque à oxygène sur la figure. AIE! Nous apprendrons plus tard qu'il s'est déboitée l'épaule et cassée la clavicule. FINI le ROC pour lui...
~~ 1er ravito et première déception. Quelques morceaux de sucre, des gâteaux secs, des raisins secs et des morceaux de chocolat fondus par la chaleur ambiante sont au menu. Point de pâté et autres victuailles solides et roboratives. Je me sustente de raisins secs et bois une espèce de mixture tiédasse au vague gout d'orange. Aïe ! ça tombe mal j'ai la dalle et il reste quarante kilomètres à parcourir. Nous repartons motivés et bien décidés à combler notre retard relatif. Si cette satané moto n'est pas là pour nous rappeler notre position. Il commence à nous courrir sur le haricot le monsieur à la moto, non seulement il nous pollue l'atmosphère mais en plus il nous harangue de ses "Eh! les cocos, il faut s'affoler, la course sera neutralisée à la tombée de la nuit!" Je lui demande de nous lâcher et de nous foutre la paix, nous sommes suffisamment adulte pour nous débrouiller seuls et nous n'avons pas besoin d'une NOUNOU. Il nous rétorque qu'il est obliger de fermer la course derrière les derniers pour notre sécurité. Et d'un grand coup d'accélérateur rageur il déguerpie dans un nuage de poussière. Le parcourt est grandiose. Nous sommes dans le massif des "Petites Maures" Il fait beau , chaud et sec. Par endroit la végétation porte encore les stigmates d'incendies passés.Mais la nature reprend ses droits et des feuilles vertes et vigoureuses décorent des troncs calcinés. C'est splendide! Le site est très vallonné et le dénivelé est par endroit impressionnant. Cette région est vraiment adaptée à notre sport. Des cotes d'enfer, que nous monterons en partie à pieds. Des passages en forêt agrémentés de belles monotraces poussiéreuses et joueuses et surtout seul au monde avec mon ami DEDE. J'ai chaud et soif et la faim me tenaille le corps, vivement le prochain ravito. Les kilomètres défilent et je gère au mieux mes efforts en prévision de plus dur encore. Seule inquiétude, ne pas attraper la fringale il en serait fini de mon 1er ROC.
~~ Le deuxième ravito arrive enfin. Il est plus de 13h30 et l'accueillante table ne présente plus que quelques morceaux de sucre, des raisins secs, des biscuits secs et quelques quartiers d'orange tièdes où tournoient des mouches venues se repaitre gratuitement. C'est un scandale !!! Alors que tout à coté, le STAFF prend l'apéro. Pastis, glaçons, amuses gueules en tout genre, pizzas et quiche lorraine.Ca va les besogneux de l'ombre !!! Il faudrait penser un peu aux pauvres vététistes qui galèrent dans la garrigue. Je peste, je râle, j'éructe et je m'oppose en faux. Mon estomac ne se contentera pas de quelques raisins secs. Et, après une âpre discussion, une bonne âme me donne une part de quiche au saumon et un tube de EAFIT à l'orange. ET ALORS !!! QUOI ? Il faut se faire respecter enfin ! Nous sommes des êtres humains et non des machines à pédaler et à rapporter du fric ! C'est vrai quoi! LE ROC! LE ROC! LE ROC! c'est quand même une dès plus belle course d'europe. Un must dans le milieu vététiste. Et quoi? Des ravitos de merde! OUF! J'ai quelque chose de solide dans le ventre et ça va mieux moralement. Là dessus nous continuons notre course. Les kilomètres s'enchainent avec délice. J'ai une pêche d'enfer, surtout que nous rattrapons des concurrents de la 6eme vague. OUF !Nous ne serons pas les derniers DEDE et moi. Ma réputation ne sera pas entachée. Le col du "BOUGNON" passé, il nous reste encore 20 km à faire. Nous traversons une route, où la gendarmerie nous ouvre gentiment le chemin et nous attaquons une cote de OUF. Je l'ai finie à pieds et complètement essoufflé. Là haut nous attendait une jolie trace en descente que je dévale à fond les manettes. Et pour la première fois nous apercevons la mer avec un joli bateau de croisière ancré dans la baie de Fréjus. ET l'un des derniers gros morceau de la rando se profile à l'horizon. La très fameuse cote dans le lotissement. Un mur de deux kilomètres, un casse jarret de première, une folie pour nos organismes éprouvés par ce ROC. Je me surpasse, mais il faut la faire quoi qu'il m'en coutera. La première partie bitumée est avalée assez facilement, j'entame la piste et là je suis trahis par mon propre coeur qui se trouve au plus haut de ses pulsations. Je lutte encore un instant et la mort dans l'âme je pose pieds à terre pour finir lamentablement le reste de la cote à pieds. Je suis rassuré en voyant bons nombres d'autres concurrents montés à pieds depuis la partie bitumée. 52 ans et quelques beaux restes quand même!
~~Au dernier ravito (sussucres et gâteaux secs, c'est une constante chez eux) J'apprends que la partie "chemin des douaniers et plage" ne sont pas au programme cette année sur le ROC . Mais alors! Nous allons être privé de la horde de jeunes filles en string nous acclamant sur la plage! Mais alors le ROC n'est plus du tout une course de rêve, mais une vulgaire rando régionale sans pâté. Ah! làlà làlà!!! Quelle déception. DEDE passe sans s'arrêter au dernier ravito et il ne nous reste que 11 km à parcourir. Encore un passage vraiment dangereux à passer et nous attaquons, aprés avoir passé un tunnel et un petit pont, le chemin du retour. Il y a eu quand même un passage sur la plage avec une belle grimpette sablonneuse où un public averti m'acclame et m'applaudit à tout rompre. Un "urluberlu" me suit pendant une centaine de mètres et manque de me faire chuter. Puis nous longeons la route côtière par une piste cyclable et au loin nous apercevons la grande structure de toile où se déroule le salon. Le tracé du final est vraiment agréable, je réussi à doubler quelques concurrents à l'agonie et d'autres me double également. Nous décidons DEDE et moi de passer la ligne d'arrivée ensemble. Et enfin nous coupons la ligne d'arrivée de notre 1er ROC en plus de 6h30. Je suis enthousiaste, à bientôt 52 balais, ma performance m'enchante. 6h33 officiellement et 5h00 de pédalage à mon compteur. Ce qui donne 1h33 de glandage, à prendre des photos, à manger des "sussucres" à sa mémère, à papoter, je salut au passage le charmant couple de bretons rencontré sur la piste (Bonjour TONY et MARIE) ce pompier volontaire Toulousain venu passer sa retraite dans cette belle région et les multiples rencontres faites pendant ce ROC 2007.
~~ Au passage de la ligne ont nous remet un maillot "FINISHER" et nous regagnons, fourbus les voitures où le reste des roues vertes nous attendent. Nous ressemblons tous à des garnements venant de se rouler dans la terre. Les visages sont maculés de terre rouge de provence. Tout le monde est là et entier. Seul manque à l'appel JEAN-FRANCOIS obligé d'abandonner à la suite de la casse de son dérailleur aux 35 eme km. DEDE et moi rentrons directement sur Toulouse, alors que les autres préfèrent prendre une douche avant de partir, voir de dormir encore une nuit à Fréjus.
~~ Mon cher président, j'ai vécu un moment intense lors de ce ROC D'AZUR 2007. Le fait de tous se retrouver comme l'an dernier aux Bardénas Reste et restera un nouveau souvenir VTT fort de café et inoubliable. Merci à Eric et à son cousin SERGE pour la logistique et à notre trésorier CYRIL qui, sous par sous, économise le denier du club pour nous offrir de tels voyages. Je n'oublie pas les autres, DIDIER, LOIC, DANIEL, NICOLAS, JOSE, JEAN-FRANCOIS et DEDE mon fidèle compagnon de pistes et de galères. Et notre PHILOU-GEORGES qui nous a manqué sévèrement.
~~ OUF ! voilà ! NOUS L'AVONS FAIT !!!
@+ sur les chemins
DIDIER
14:25 Publié dans VTT Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note













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